L’Andorre est-elle encore un paradis fiscal en 2025 ? La vérité à connaître

L’Andorre est-elle encore un paradis fiscal en 2025 ? La vérité à connaître

Dernière mise à jour : 14 November 2025

L’Andorre est-elle encore un paradis fiscal en 2025 ? Analyse complète et actualisée

Depuis plusieurs années, l’Andorre attire entrepreneurs, investisseurs, travailleurs indépendants et familles en quête d’un cadre de vie plus simple, plus sûr et fiscalement plus léger. Pourtant, une question continue de revenir : l’Andorre est-elle toujours un paradis fiscal en 2025 ?

La réponse courte : non, l’Andorre n’est plus considérée comme un paradis fiscal, ni par l’Union européenne, ni par l’OCDE, ni par la France.
Mais… elle reste un pays à fiscalité basse, moderne et compétitive, ce qui explique son attractivité.

Voici l’analyse complète, factuelle et mise à jour pour 2025.

Qu’est-ce qu’un “paradis fiscal” selon les organismes internationaux ?

Selon l’OCDE, un paradis fiscal est caractérisé notamment par :

  • une absence totale d’imposition ou une fiscalité quasi nulle,
  • un manque de transparence,
  • un refus d’échanger des informations financières,
  • des régimes fiscaux favorisant l’opacité.

Depuis la signature des accords internationaux d’échange d’informations, l’OCDE a confirmé qu’Andorre a rempli toutes les exigences de transparence fiscale (source : OCDE, Global Forum on Transparency and Exchange of Information for Tax Purposes).

L’Union européenne a également retiré l’Andorre de toute liste noire ou grise, et ce depuis 2018 (source : Conseil de l’Union européenne, liste UE des juridictions non coopératives).

La France elle-même a retiré le pays de sa liste nationale dès 2017 (source : Ministère de l’Économie et des Finances).

Donc officiellement :
 ➡️ l’Andorre n’est pas, et n’est plus, un paradis fiscal.

La fiscalité andorrane en 2025 : faible, mais pas nulle

L’Andorre a modernisé tout son système fiscal entre 2010 et 2016, puis encore en 2022–2024 pour s’aligner avec les standards européens.

✔ Impôt sur le revenu (IRPF) : maximum 10 %

Le taux maximal d’impôt sur le revenu est de 10 %, avec plusieurs tranches faibles ou exemptées.
(source : Govern d’Andorra – Llei de l’Impost sobre la Renda de les Persones Físiques)

✔ Impôt sur les sociétés : 2 % à 10 %

Le taux normal est de 10 %, mais certains secteurs stratégiques (innovation, création de valeur, économie numérique) bénéficient d’une imposition réduite pouvant descendre à 2 %.
(source : Ministère de les Finances d’Andorra – Impost de Societats)

✔ TVA locale (IGI) : 4.5 %

L’IGI, équivalent TVA, est l’une des plus basses du continent.
 (source : Govern d’Andorra – Impost General Indirecte)

✔ Pas d’impôt sur la fortune, ni sur les successions

Point essentiel :

  • 0 % d’impôt sur la fortune,
  • 0 % sur les successions et donations,
  • 0 % sur les plus-values pour les cryptoactifs (sous conditions),
  • plus-values immobilières entre 1 % et 15 %, décroissant avec les années.
    (source : Servei de Tributs d’Andorra)

En clair :
 ➡️ la fiscalité existe, elle est claire, moderne, déclarative, mais beaucoup plus légère que dans les pays voisins.

Pourquoi l’Andorre a changé ? La fin du secret bancaire

Historiquement, l’Andorre a effectivement été un paradis fiscal.
 Mais ce modèle a disparu entre 2009 et 2016.

L’Andorre a mis en place :

  • l’échange automatique d’informations (CRS) depuis 2018,
  • la fin du secret bancaire dès 2016,
  • un cadre contre le blanchiment conforme aux normes du GAFI,
  • la signature de plus de 20 accords bilatéraux de transparence fiscale.

Ces changements ont été reconnus par :

  • OCDE – Global Forum,
  • Union européenne,
  • FATF/GAFI,
  • Ministère de l’Économie français.

➡️ Depuis ces réformes, l’Andorre est classée comme juridiction coopérative.

Alors pourquoi dit-on encore “paradis fiscal” ?

Parce que la fiscalité est plus basse que dans 95 % des pays européens.
 Pas nulle. Pas opaque. Juste compétitive.

Cette perception persiste car :

  • l’IR est plafonné à 10 %,
  • l’IGI (TVA) est dérisoire,
  • la sécurité juridique est forte,
  • le pays est stable politiquement,
  • le coût social (charges) est faible,
  • l’environnement de vie est très qualitatif.

Ce n’est donc plus un “paradis fiscal” au sens illégal ou opaque du terme.
 C’est un pays à fiscalité optimisée, comparable à l’Irlande, la Suisse ou Singapour dans leur logique.

L’Andorre en 2025 : un modèle européen stable, transparent et attractif

En 2025, l’Andorre est reconnue comme :

  • État coopératif,
  • juridiction transparente,
  • pays sûr,
  • économie diversifiée (sport, santé, numérique, finance, énergies).

De plus, l’accord d’association signé avec l’Union européenne en 2023–2024 accélère encore cette intégration aux standards européens tout en préservant la fiscalité locale.

Conclusion : Andorre, paradis fiscal ? Non. Paradis de simplicité ? Oui.

L’Andorre n’est plus un paradis fiscal au sens international.
Mais c’est un pays à faible pression fiscale, légal, clair, transparent et attractif pour :

  • entrepreneurs,
  • remote workers,
  • investisseurs,
  • familles,
  • sportifs professionnels,
  • expatriés en quête de stabilité.

La réalité 2025 :
 ➡️ ce n’est pas un paradis fiscal… c’est un pays où l’on respire fiscalement.