L'Espagne abandonne la surtaxe de 100 % sur l’immobilier pour non-résidents hors UE : quel impact pour Andorre ?

L'Espagne abandonne la surtaxe de 100 % sur l’immobilier pour non-résidents hors UE : quel impact pour Andorre ?

Dernière mise à jour : 25 August 2025

1. Un projet de loi très controversé… annulé

Début 2025, le gouvernement espagnol a proposé une surtaxe jusqu’à 100 % sur les achats immobiliers par non-résidents hors UE, en plus des droits de mutation (ITP) 

Cette mesure visait à protéger le marché du logement des zones tendues comme la Costa del Sol, les Canaries ou les Baléares contre la spéculation étrangère 

Rapidement critiquée comme xénophobe et juridiquement fragile, cette proposition a suscité une forte opposition, tant dans les médias que chez les juristes 

2. Vers l’échec politique et juridique

  • Le ministre espagnol Pedro Sánchez n’avait pas majorité parlementaire, rendant l’adoption de la loi très incertaine
  • Des voies juridiques européennes menaçaient de la condamner pour discrimination entre résidents et non‑résidents 
  • Plusieurs études suggéraient que les acheteurs non‑UE représentaient une minorité des transactions, ce qui mettait en relief le caractère symbolique plus que pragmatique de la mesure

Résultat : même si le projet a été soumis au Congrès, il n’a jamais été adopté et est aujourd’hui considéré comme abandonné

3. Andorre, une alternative claire pour les non-Européens

Avec cette polémique fiscale éliminée, Andorre sort renforcée comme destination naturelle pour les non‑résidents hors UE, grâce à :

  • Une fiscalité simple et favorable : IR plafonné à 10 %, absence de droits de succession, pas d’IFI 
  • Une administration stable, offrant une sécurité juridique appréciée par les étrangers.
  • Aucun obstacle spécifique aux non-UE, contrairement à l’Espagne qui voulait restreindre leur accès au marché immobilier.

En résumé

  • L’Espagne a retiré une mesure fiscale controversée visant les non-résidents hors UE (taxe jusqu’à 100 %).
  • Cette initiative, jugée discriminatoire, n’a pas été adoptée et n’entrera donc pas en vigueur.
  • Andorre en sort clairement gagnante, restant une destination ouverte, stable et fiscalement attractive pour tous, y compris les non-Européens.